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Une parfaite capacité d’adaptation à notre culture d’entreprise était essentielle


En avril 2008, Unipro a engagé un Plant Manager pour son usine à Aartselaar. Sa tâche consiste à conférer à l’unité de production la forme adéquate qui correspond à la nouvelle structure européenne. Joris Blommaerts, HR Director, raconte comment l’interim manager d’Essensys a mené à bien sa mission.

En avril 2008, vous avez engagé l’interim manager d’Essensys comme Plant Manager de transition. En quoi consistait sa tâche ?
Joris Blommaerts : Sa désignation était une suite logique à nos changements structurels. Depuis 2008, notre organisation repose sur une structure non plus nationale, mais européenne. Autrefois, la production de notre usine d’Aartselaar était essentiellement destinée au marché local. Aujourd’hui, avec la nouvelle structure, nous livrons des produits en Belgique mais aussi dans d’autres pays européens. Désormais, la France, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Portugal dépendent également d’Aartselaar pour l’approvisionnement de leurs produits surgelés. Cette structure composée de différentes unités d’approvisionnement européennes nécessitait la désignation d’un Plant Manager. Dans l’ancienne structure, notre usine était dirigée par un Directeur de production, qui se concentrait avant tout sur l’aspect opérationnel. Nous attendons du Plant Manager qu’il conçoive et mette en œuvre le processus de changement, qu’il défende les intérêts de nos différentes parties prenantes en Europe et qu’il transforme l’usine en une machine bien huilée, capable de réagir rapidement aux préférences en perpétuelle évolution du consommateur européen.

Quelles compétences recherchiez-vous dans le profil du Plant Manager ?
Joris Blommaerts : Nous souhaitions trouver quelqu’un doté d’une certaine expérience en management dans le secteur alimentaire et capable de s’adapter parfaitement à notre culture d’entreprise. Il était également primordial, dans notre nouvelle structure, qu’il puisse penser ‘international’ — au-delà des limites de l’usine locale. Notre réorganisation exigeait de la part d’un Plant Manager qu’il puisse instaurer une nouvelle mentalité. Autrement dit, nous avions besoin d’une personne particulièrement communicative. L’interim manager d’Essensys combinait ces différentes compétences.

En quoi l’interim manager d’Essensys vous paraissait-il le Plant Manager de transition idéal pour Unipro ?
Joris Blommaerts : Sa qualité première est sans aucun doute son énergie. C’est aussi bien un homme d’action qu’un penseur.
Il réfléchit à une stratégie pour l’usine et la met en œuvre. C’est quelqu’un qui aime mettre la main à la pâte, un manager de terrain. Il se rend à l’atelier, retrousse ses manches et se mêle aux employés de la ligne de production. Son mode de gestion est très pragmatique. Il concentre son attention sur la réalité opérationnelle et les personnes chargées de faire tourner l’usine.

Quelles difficultés a-t-il dû surmonter pour mener sa mission à bien ?
Joris Blommaerts : Sa tâche consistait en l’élaboration d’un plan stratégique. Un plan qui visait à transformer l’usine d’Aartselaar en une unité de production efficace, capable de répondre aux exigences de notre nouvelle structure européenne. En tant que manager, le succès d’un tel plan implique l’assentiment de vos collaborateurs. Leur faire prendre conscience de la nécessité des changements, et les faire participer à ce processus, se révèle fondamental.
Nous pouvons sans crainte affirmer que l’interim manager d’Essensys est en passe d’atteindre deux objectifs : le développement d’un plan stratégique - en bonne voie - et l’application réussie de ce plan par le personnel.

Qu’est-ce qui vous fait penser que ce plan est en bonne voie ?
Joris Blommaerts : Le plan tient compte des différents acteurs – personnel, équipe de management – mais aussi des exigences du Technology Director et de l’unité commerciale. Dans notre nouvelle structure, le Technology Director veille à ce que nos différentes usines satisfassent aux normes d’hygiène et de qualité en vigueur.
La responsabilité de notre Plant Manager consiste donc à s’assurer que notre unité de production à Aartselaar fonctionne dans le respect de ces normes et cherche à atteindre l’excellence opérationnelle. Les exigences du département commercial représentent un autre élément fondamental de ce plan. Ce département suit les tendances du marché et s’attend à ce que notre usine puisse satisfaire très rapidement les nouveaux goûts des consommateurs.

Comment parvient-il à encourager les employés à mettre le plan en application ? Comment les fait-il participer au processus de changement ?
Joris Blommaerts : C’est un leader né. Il possède une vision solide et sait quelle direction il veut suivre. Il parvient en outre à exprimer sa vision avec clarté. Il est le type de manager qui fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. Cette qualité le crédibilise. Il a pris en charge cette mission car il y croit. Il croit en l’usine. Il croit au potentiel de son personnel. Il respecte les collaborateurs, qui le respectent en retour. Il doit essentiellement ce respect à la cohérence de ses actions et à sa gestion proche des gens. C’est le ”management by walking around“. Il est connu comme le manager présent sur la ligne de production et fait bien plus que prendre des notes.

À quels niveaux observez-vous réellement de meilleurs résultats ?
Joris Blommaerts : Nous constatons de nettes améliorations sur le plan de la productivité. Nous gaspillons moins d’ingrédients. Les ruptures de stock sont nettement moins fréquentes. Nous devons ces améliorations à une meilleure planification. Ces critères sont capitaux à nos yeux. Notre Factory Leadership Team veille à ce qu’ils soient respectés et continuent d’être optimalisés.

Quelle est la fonction de la Factory Leadership Team ?
Joris Blommaerts : Cette équipe réunit les membres de la direction de notre usine à Aartselaar. Nos HR Manager, Planning Manager, Research & Development Manager, Quality Manager, Maintenance Manager et Production Manager examinent, à partir de divers points de vue, dans quelle mesure nous pouvons continuer à améliorer les résultats de notre usine. Ils dirigent le programme d’amélioration. Un tel programme est un processus continu qui implique des efforts permanents. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous endormir sur nos lauriers. La hausse du prix des matières premières, des salaires et des prix de l’énergie, ainsi que la concurrence – très rude – nous obligent à procéder à des améliorations durables et continues.

Quelle est l’essence de ce succès ?
Joris Blommaerts : Ce sont nos employés qui font notre succès. Ce sont nos 160 collaborateurs, qu’il s’agisse des boulangers, des ouvriers, des techniciens ou des chefs d’équipe, qui font tourner l’usine. Si celle-ci se trouve aujourd’hui en bonne voie, c’est grâce à la vision de notre Plant Manager, mais aussi à la participation du personnel dans le plan stratégique. Cette participation ne s’est, bien sûr, pas faite d’un seul coup. Nous la devons avant tout aux qualités de leader du Plant Manager.

Quels sont les principaux avantages de l’interim management ?
Joris Blommaerts : Nous faisons appel à l’interim management lorsque des personnes qui occupent des postes clés quittent notre entreprise. Nous voulons que ces postes restent vacants le moins longtemps possible. Nous disposons ainsi du temps nécessaire pour trouver la personne définitive. Souvent, un interim manager peut aussi apporter une valeur ajoutée au processus de changement, avant tout grâce au regard objectif et neuf qu’il porte sur l’organisation. Il possède les compétences et la distance nécessaires au bon déroulement du processus. La position de l’interim manager est une situation claire. Les collaborateurs attendent de lui qu’il donne une nouvelle direction à l’organisation. Une mission beaucoup plus difficile à remplir pour un manager interne.

Cette distance n’est-elle pas un danger ? N’y a-t-il pas un risque que l’ensemble du processus de changement soit trop distant et que les collaborateurs ne se sentent pas concernés ?
Joris Blommaerts : C’est là tout l’art de l’interim management. D’un côté, vous avez besoin de cette distance pour analyser la situation de façon objective – vous devez faire abstraction de tout avis subjectif. Moins vous êtes lié à l’organisation dans le temps, mieux vous serez placé pour mener cette mission à bien. La distance vous permet de développer un plan stratégique réaliste pour l’avenir. D’un autre côté, vous avez besoin de dynamisme et d’engagement. Grâce à ces deux éléments, votre plan est soutenu par la base et les collaborateurs font de votre vision un succès. Les bons résultats de notre usine à Aartselaar aujourd’hui sont essentiellement dus au fait que l’interim manager d’Essensys maîtrise parfaitement ce difficile exercice d’équilibre. Il parvient à maintenir la distance nécessaire tout en faisant preuve d’un engagement soutenu aux côtés des collaborateurs. Si l’interim manager parvient à combiner cet équilibre avec ses connaissances, les résultats sont garantis.