Article Sense - Essenscia


Le management externe, réponse pointue à un profil pointu


Essenscia, organisation patronale, aide les entreprises chimiques à se développer de manière durable. Les ailes régionales de la fédération aident leurs membres à relever les défis qui les attendent dans un environnement difficile. C’est donc à un très mauvais moment qu’Essenscia Wallonie a dû remplacer un élément clé de son équipe. Devant l’urgence, elle a fait appel à un manager de transition, comme l'explique Bernard Broze, son administrateur délégué.

Quel est le rôle que joue Essenscia dans son secteur d’activité ?
Bernard Broze : Essenscia est la fédération patronale de la chimie et des sciences de la vie, le second secteur manufacturier en Belgique, Avec 800 entreprises et environ 91.000 personnes employées, nous regroupons des entreprises actives dans la chimie de base, la pharmacie, la parachimie et la transformation des plastiques.

Comment fonctionne Essenscia?
Bernard Broze : Notre fédération est calquée sur le modèle institutionnel belge. Nous avons une structure fédérale, et trois ailes régionales : wallonne, bruxelloise et flamande La division régionale wallonne, Essenscia Wallonie regroupe près de 200 entreprises occupant 25.000 personnes. Notre mission est de défendre les entreprises du secteur et de leur prodiguer conseil et assistance pour qu’elles puissent se développer de manière durable.

De quelle façon ?
Bernard Broze : Dans le cadre des domaines de compétences régionaux et communautaires, Essenscia Wallonie aide ses membres à affronter les défis importants que nous rencontrons. Dans le contexte de crise et de mondialisation que nous traversons, les difficultés à relever sont multiples : maintien de la compétitivité, aides régionales à la recherche et au développement, application d’une législation environnementale en perpétuelle évolution, problématique du réchauffement climatique, formation et enseignement, commerce extérieur, aménagement du territoire… Essenscia Wallonie, dont je suis responsable, regroupe une équipe de 6 collaborateurs spécialisés.

Il s’agit de profils très « pointus » ?
Bernard Broze : Absolument ! Vu la complexité des matières dont nous nous occupons, tous nos collaborateurs sont extrêmement qualifiés. utre les indispensables qualités et connaissances techniques, il faut de l’entregent et connaître les professionnels du métier, ainsi que les intervenants externes, comme les autorités publiques, par exemple. C’est vital pour le secteur, particulièrement par les temps que nous connaissons.

Le secteur de la chimie souffre-t-il beaucoup de la crise ?
Bernard Broze : Comme tout le monde… Mais nous résistons bien mieux que la plupart des autres secteurs ! Bien sûr, 2009 a connu une nette baisse des chiffres d’affaires mais, d’un autre côté, nous avons maintenu le niveau de nos investissements dans la recherche et développement. Nous sommes d’ailleurs le premier secteur économique du pays à ce point de vue.

Dans quelles circonstances avez-vous avez fait appel à Essensys ?
Bernard Broze : Notre conseiller pour l’énergie et le climat est tombé longuement malade. Or, il s’agit d’une matière prioritaire pour Essenscia Wallonie. Il était hors de question d’attendre son rétablissement. Ne possédant pas de substitut potentiel en interne, nous avons dû recourir au management externe. Restait à savoir vers qui nous tourner car il s’agissait d’une première pour nous. Un de nos membres, qui avait déjà souvent travaillé avec eux, nous a conseillé de nous adresser à Essensys.

Quelle était la mission que vous avez confiée au manager intérimaire ?
Bernard Broze : La tâche d’un conseiller Essenscia… Et ce n’est pas rien ! Pour citer un exemple parmi d’autres : la législation européenne en matière de lutte contre les changements climatiques vient de changer. L’Europe a adopté un plan baptisé « 20 – 20- 20 ». Aux termes de cet accord, nous devons améliorer notre efficacité de 20%, tout en réduisant nos émissions de CO2 de 20% et en utilisant 20% d’énergie renouvelable. Il fallait informer tous nos membres des conséquences pratiques de l’entrée en vigueur de ces nouvelles règles.

Un tel profil ne doit pas être facile à recruter…
Bernard Broze : Non, en effet ! Il fallait quelqu’un qui maîtrise techniquement le secteur et soit au fait d’une législation en perpétuelle mutation. D’une grande capacité relationnelle, également... Le candidat devait aussi être proactif et convainquant. Enfin, il fallait qu’il ait du charisme. Bref, quelqu’un de connu et de respecté, que ce soit par nos membres ou par nos interlocuteurs externes. Un profil très difficile à trouver. D’autant qu’il devait être libre très rapidement puisque, comme je le disais, nous étions pris par le temps.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans l’approche d’Essensys ?
Bernard Broze : Leur efficacité ! Ils ont tracé le profil du candidat recherché avec une acuité stupéfiante, si bien qu’ils ne nous ont présenté qu’un seul candidat : le bon ! Et ce, en un temps record, malgré la difficulté de la mission. Après 15 jours, ils m’ont présenté le profil d’un candidat. Nous l’avons rencontré un peu plus tard et tout était réglé. Entre notre appel à Essensys et l’entrée en fonction du manager externe, il s’est écoulé à peine un mois !

Comment s’est déroulée son intégration au sein d’Essenscia ?
Bernard Broze : Très bien ! Notre manager externe a su directement occuper le terrain. Il s’est totalement investi dans sa tâche. De plus, le fait qu’il ait eu l’occasion, dans sa carrière, de voir autre chose que le secteur de la chimie nous a apporté un regard extérieur qui nous a fait le plus grand bien. Sa mission s’est déroulée à notre totale satisfaction. Elle aura finalement duré 7 mois, jusqu’au retour du titulaire du poste, donc.

Quel est la clé du succès de votre partenariat avec Essensys ?
Bernard Broze : La confiance et le suivi ! Même après l’engagement du manager intérimaire, Essensys a continué à suivre de près l’exécution de sa mission. Ce n’est pas facile de rencontrer les desiderata de ses clients sans se montrer intrusif... Essensys y a parfaitement réussi.

Vous referez donc appel à leurs services ?
Bernard Broze : Tout à fait. Il n’y a pas de projet concret mais, si nous devions nous retrouver dans le même cas de figure, je n’hésiterais pas. Bien sûr, la dépense a été conséquente mais c’est normal vu la complexité et la rareté de ce que nous recherchions. En tant que fédération patronale, l’objet même d’Essenscia est d’être en contact permanent avec les acteurs majeurs de notre secteur d’activité. Tout est basé sur la confiance. L’engagement du prestataire proposé par Essensys nous a permis d’œuvrer dans la continuité sans en perturber le bon fonctionnement. Dans notre travail, ça n’a pas de prix.