Article Sense - Cebeo


L’interim manager donne plus de corps aux RH


En juillet 2008, Cebeo s’est retrouvé sans Directeur RH et a décidé de lui trouver un successeur ad interim. Ce dernier devait avoir une vision claire des RH et être de préférence ouvert à la perspective d’un engagement permanent. Essensys a reçu pour mission de pourvoir rapidement cette fonction. Le CEO Alexander Dewulf nous explique comment les choses se sont déroulées.

En juillet 2008, vous avez fait appel à Essensys. Pour quelle mission ?
Alexander Dewulf : Notre Directeur RH a quitté l’entreprise en juillet 2008. Nous recherchions en fait bien davantage qu’un nouveau directeur pour ce département. Cebeo avait besoin d’un leader doté d’une vision précise dans ce domaine. Les RH étaient jusqu’à présent traitées en parent pauvre : aucun processus RH n’était clairement défini, nous n’avions pas de grille salariale transparente ni de procédure relative aux entretiens de fonctionnement. Les RH n’avaient pas suffisamment de poids au sein de Cebeo et nous voulions que cela change. Voilà pourquoi nous avons décidé que le Directeur RH­ rapporterait à moi directement et ferait aussi partie du Comité de direction.

Pourquoi était-il aussi important de
donner davantage de poids aux RH dans votre organisation ?
Alexander Dewulf : Nous ne produisons rien, nous distribuons les produits fabriqués par d’autres. Dans une entreprise de services, ce sont les collaborateurs qui créent la valeur ajoutée. Nos clients viennent chercher l’expertise de nos collaborateurs. Ils reçoivent des conseils compétents et nous leur expliquons pourquoi le produit du fournisseur X est plus adéquat, dans leur cas, que celui du fournisseur Y. Ces avis objectifs créent une relation de confiance et incitent le client à revenir chez Cebeo. La qualité du service offert par nos collaborateurs influence directement nos résultats. Dans une entreprise de services comme la nôtre, les collaborateurs jouent donc un rôle crucial. Nous aspirons non seulement à la paix sociale, mais voulons aussi instaurer un climat d’entreprise qui investit dans l’humain.

Pourquoi vouliez-vous d’abord un directeur HR ad interim ?
Alexander Dewulf : J’ai envisagé de faire appel à un chasseur de têtes, mais j’y ai renoncé parce que nous avions besoin d’une personne qualifiée dans les plus brefs délais. Avec un chasseur de tête comme intermédiaire, il aurait fallu certainement 6 mois avant de trouver le bon candidat et nous ne pouvions pas attendre aussi longtemps. Notre département RH était déjà en sous-effectifs à ce moment. Le choix de l’interim management a donc été vite fait, puisque c’était le moyen le plus rapide de pourvoir le poste et celui qui offrait les meilleures garanties de résultat. Et, au besoin, il est plus aisé de remplacer un manager ad interim qu’un manager engagé dans le cadre d’un contrat fixe.

Pourquoi avez-vous choisi Essensys ?
Alexander Dewulf : Parce que j’ai confiance en leurs services et ce, pour plusieurs raisons. J’ai un bon contact personnel avec Michel Van Hemele, que j’ai appris à connaître au cours de quelques soirées passées à discuter. Je pouvais aussi me référer à une première expérience probante : lorsque j’étais CEO chez Nuon, nous avions déjà eu recours à Essensys, également pour une fonction de Directeur RH. Et l’expérience s’est avérée positive à tout égard. Leur façon de travailler, ultra-rapide et efficace, m’avait fortement impressionné.

Comment s’est déroulée la sélection ?
Alexander Dewulf : Nous avons reçu très vite six profils susceptibles de convenir et avons invité trois candidats pour un entretien avec Steven Verhoyen (CFO) et moi-même. Au final, nous avions le choix entre deux candidats très différents. Nous avons retenu celui qui possédait le bagage opérationnel le plus solide. Son empathie et son approche humaine ont également été décisives. Nous avons senti d’emblée qu’il s’intégrerait parfaitement dans notre culture d’entreprise. Il était de surcroît ouvert à la perspective d’occuper cette fonction à long terme. C’était incontestablement un atout supplémentaire essentiel, sachant que nous recherchions une personne capable de donner plus de corps à nos RH. Compte tenu de tous ces éléments, le choix de notre nouveau directeur a fait et fait toujours l’unanimité.

Pourquoi cette fonction a-t-elle retenu l’intérêt du candidat ?
Alexander Dewulf : Le fait de pouvoir faire partie du Comité de direction et le défi inhérent à cette mission l’intéressaient. Il reste encore énormément à faire dans notre organisation en matière de RH. Compensation & benefits, avantages extra-légaux, plan de carrière, plan de succession : tous ces thèmes sont omniprésents dans une multinationale, mais pas nécessairement dans une entreprise familiale comme la nôtre. Mais c’est précisément ce qui rend la mission de notre nouveau Directeur RH si passionnante.

Vous attachez beaucoup d’importance à la place attribuée aux RH dans une entreprise. Pouvez-vous démontrer qu’investir dans les RH est réellement rentable ?
Alexander Dewulf : Les chiffres de rétention et d’absentéisme sont non seulement révélateurs de la santé d’une entreprise sur le plan social, mais illustrent aussi le coût lié aux travailleurs absents ou qui quittent l’entreprise. Ce sont des indicateurs très concrets, qui permettent de mesurer l’effet d’une politique RH réussie.

Observez-vous déjà des évolutions positives depuis l’arrivée de votre Directeur RH ?
Alexander Dewulf : Nous constatons que notre nouveau Directeur RH est parvenu à faciliter les relations entre le département RH et les collaborateurs. L’absentéisme est en net recul dans notre centre logistique de Mouscron. Nous avons aussi commencé à organiser des entretiens de fonctionnement dans toute l’organisation. En mars/avril, nous avons lancé une enquête de satisfaction du personnel. Notre nouveau Directeur RH parvient à donner confiance aux collaborateurs et bénéficie en retour de leur confiance. Il sait aussi trouver le juste équilibre entre les intérêts de l’employeur et du travailleur.

Pour vous, quand un Directeur RH atteint-il ses objectifs ?
Alexander Dewulf : Quand il ose examiner ses décisions tant sous l’angle des RH que de l’entreprise. Quand il réussit – avec l’aide du reste de l’équipe de direction – à instaurer une véritable collaboration. Les meilleurs joueurs individuels ne constituent pas pour autant la meilleure équipe, il faut définir des règles de jeu précises. Le Directeur RH peut jouer un rôle fondamental à cet égard. S’il parvient à créer le cadre adéquat, il n’est plus question de membres du personnel, mais d’une équipe. Et cette évolution offre une puissance incroyable à une entreprise : à ce moment, vous prenez conscience de la force extraordinaire de la collaboration !