Article - Michel Van Hemele, Administrateur Délégué d'Essensys


x Références, 05/2008

Michel Van Hemele, adminisstrateur délégué d’Essensys

A la tête d’Essensys, une société d’intérim management née dans la mouvance d’Ernst & Young qu’il développe en Belgique, en France et aux Pays-Bas, Michel Van Hemele y exploite une expérience qui l’a mené du secteur bancaire (G-Banque) à la restauration (Carestel) en passant par les services en ressources humaines (Solvus).

Mon meilleur souvenir.
Il remonte au milieu des années 80 lorsque j’ai démarré avec trois collègues belges la première filiale de la Générale de Banque à New York. Ce fut un véritable challenge, car nous partions d’une feuille blanche dans la capitale financière du monde, qui était beaucoup plus avancée que nous ne l’étions à l’époque en Belgique. C’était comme si nous passions de la navigation sur un lac paisible à la traversée d’un océan… en pleine tempête !

Mon moins bon souvenir.
Mon départ de Solvus, dont j’étais administrateur délégué dans des conditions chaotiques. J’avais construit l’expansion de l’ex-Creyf’s pendant dix ans mais nous étions arrivés à un stade où les divergences stratégiques avec notre actionnaire le plus important, AvH, étaient devenues inconciliables. Luc Bertrand (AvH) et moi nous sommes alors quittés de manière un peu brutale (nous sommes réconciliés aujourd’hui). J’en ai retenu deux leçons : ne pas rester trop longtemps à la barre d’une entreprise, et éviter de laisser l’émotion interférer dans la prise de décision.

Ma rencontre décisive.
Fred Chaffart qui est arrivé à la tête de la G-Banque, en 1992, en venant d’un univers non bancaire (il a avait dirigé CBR, notamment). Son parcours et son discours m’ont ouvert de nouveaux horizons : j’ai compris qu’il n’y avait pas que la banque dans la vie et j’ai décidé de quitter cet univers qui m’avait pourtant beaucoup donné.

Mon choix décisif.
Celui précisément de quitter cet univers bancaire pour reprendre les rênes du groupe Creyf’s, en passant d’un monde très protégé à une entreprise dont plusieurs entités perdaient de l’argent. Une de mes premières décisions fut de déposer les livres d’une filiale devant le tribunal de commerce de Lyon – ce qui constitue le cauchemar de tout banquier ! Je n’en ai pas dormi pendant plusieurs jours, avant d’être soulagé d’avoir pu trancher.

Mon tuyau GRH.
Quand un changement s’impose dans une entreprise, éviter à tout prix de tergiverser, en particulier sur le plan humain. Si les personnes ne peuvent pas adhérer au projet, il faut s’en séparer au plus vite, au risque d’accumuler les problèmes par la suite. C’est ce que je fais actuellement en tant que CEO chez DPA, aux Pays-Bas. De telles décisions demandent du courage, mais elles sont impératives en termes d’efficacité.

Copyright © Références, Benoit July, 05/2008


Other interesting Press Releases:

Zes hardnekkige clichés over interim management15-07-2010
In de wieg gelegd voor crisis management02-06-2010
Brengt de interim-coach redding?15-03-2010
Le coach intérimaire, la bouée de sauvetage15-03-2010
Investir en RH pour développer le business15-01-2010